Noël en Belgique

Cette année, point d’île enchantée, mais un pays désenchanté.
Entre la commune de Zaventem où se trouve l’aéroport de Bruxelles, qui interdira la vente de terrains à ceux qui ne parlent pas le néerlandais et la ville d’Anvers où le summum du snobisme est de parler le français, voilà un pays qui semble bien complexe.
Et pourtant, pour le voyageur de passage, rien ne parait anormal.
Il suffit de se promener dans les rue d’Anvers (Antwerpen) pour s’apercevoir que tout est pareil que d’habitude.
Près de la gare monumentale avec ses immenses structures métalliques, le quartier juif étale toujours ses bijouteries ouvertes le dimanche, sous le ciel gris du pays de Brel.
Les hommes dans leur grand manteau noir, la tête couverte du chapeau à large bord de même couleur, se promènent à vélo ou à pied, souvent en famille.
Plus loin, sur le Meir, la large rue piétonne où circulent quelques trams, les promeneurs de ce jour de Noël admirent les vitrines des boutiques à la mode, fermées pour cette journée de fête chrétienne.
Puis voici la Groenplaats (La Place Verte) près de la cathédrale Notre-Dame et les baraques de son marché de Noël. La foule est ici plus nombreuse et cosmopolite. A coté des marchands de bonnets, écharpes et autres gants qui nous rappellent qu’un petit vent froid vient de se lever, les stands de nourriture tiennent la vedette : hamburgers aux oignons, frites, hot-dogs, gaufres et churros, sans oublier les plats préparés, spécialités locales ou françaises comme la tartiflette savoyarde ou les saucissons du sud-ouest. Et pour se désaltérer, une boisson au genièvre ou un petit vin chaud.
A moins que, le froid se faisant plus vif, on opte pour un bon chocolat chaud ou un cappuccino dans un des cafés typiques qui bordent la place. Où l’on peut rencontrer de petits musulmans coiffés du bonnet rouge du Père Noël.
Me voilà rassuré. A part les extrémistes “flamingants”, la Belgique est toujours la même.

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