Voyage en Polynésie française : Tahiti, un autre monde

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  Tahiti – Photos Nathalie Donadille, août 2009

Tahiti : l’eau, la musique et les fleurs

Lorsque l’on pose le pied sur le tarmac de l’aéroport de Tahiti-Faa’a, on comprend tout de suite que l’on se trouve dans un autre monde ou, plutôt, à l’autre bout du monde. Après le survol de l’immensité du Pacifique sud, apparaissent Tahiti (Tahiti Nui et Tahiti Iti) et son île soeur de Moorea, entourées de leur lagon, les deux principales Iles du Vent de l’Archipel de la Société

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Moorea Photos Nathalie Donadille, août 2009

Puis, l’avion atterrit au milieu du grand océan. Ici, point de passerelle télescopique : on entre en contact directement avec le Fenua – la terre, le territoire, en langue polynésienne. Cette impression est renforcée par l’accueil réservé aux voyageurs par de charmantes vahine, qui leurs distribuent une fleur de tiare, l’emblème de Tahiti, au son de la musique des ukulélés. Musique, et danse, qui font partie de l’âme polynésienne !

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Hitia’a Ukulele Festival – Photo Nathalie Donadille, juin 2011
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Danse lors du Nouvel an chinois – Photo Nathalie Donadille février 2011

Les fleurs sont également omniprésentes, sous forme de collier autour du cou de tout nouvel arrivant (même cérémonie lorsque l’on part) ou de couronne sur la tête des belles autochtones. Ces fleurs, que l’on retrouve portées à l’oreille, à celle de gauche ou à celle de droite, selon que l’on est en couple ou à la recherche de sa moitié… 

Ces colliers, ainsi que des bouquets, sont confectionnés et vendus, tous les jours, au marché couvert de Papeete, par les grands-mères tahitiennes. Voilà pour la carte postale, le cliché de l’île paradisiaque.

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Marché couvert de Papeete – Photo Donadille, septembre 2009

Car dès la sortie de l’enceinte protectrice de l’aéroport, c’est un tout autre monde que rencontre le voyageur : celui de l’enfer… automobile ! 

Papeete, une capitale assiégée

Papeete est envahie par des milliers de véhicules – à quatre roues motrices de préférence – tous plus gros les uns que les autres, américanisation oblige. Sans compter les vélos, scooters et autres motos qui se faufilent, au péril de la vie de leurs chauffeurs kamikazes, au milieu de cette marée bruyante et polluante. 

Ceci dit, les 4X4 sont très utiles à la saison des pluies ou pour partir en week-end dans les vallées du centre de l’ile.

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Vallée de la PapenooPhoto Nathalie Donadille, juin 2010

Cependant, ce maelström incongru en ces lieux paradisiaques n’est pas dénué d’un certain humanisme : aucun coup de klaxon intempestif ne vient perturber ce ballet bien réglé. Et, dès l’apparition d’un bipède posant le pied sur la chaussée, tous les conducteurs appuient sur la pédale de frein pour le laisser passer.

En tout état de cause, ce siège de la ville commence dès l’aube, ou presque. On se lève tôt dans le pays. Et les nerfs des automobilistes sont mis à rude épreuve, comme on peut le constater en écoutant les appels téléphoniques matinaux des auditeurs sur les radios locales. Tout le monde peut s’y défouler, sans tabou, sur tous les sujets, notamment politiques. Et pourtant, le Polynésien est l’être le plus calme et le plus gentil au monde !

A suivre… Côtes Nord et Est de Tahiti

Précédemment : La France du bout du monde

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