
(Quartier Bến Nghé, district central)
Photo Nathalie Donadille, février 2012
Les influences étrangères
De même, la longue présence chinoise dans l’histoire vietnamienne a permis au Bouddhisme, au Taoïsme et au Confucianisme – bien que ce dernier soit plutôt une philosophie – de s’implanter durablement. Sans parler du catholicisme propagé par les missionnaires Français et Italiens et Portugais à partir du XVIIe siècle (Dynastie Lê postérieurs*) et du protestantisme introduit surtout par les missionnaires Américains au début du XXe siècle (Indochine française).
* A cette époque, ce sont les empereurs Lê qui règnent sur le Dai Cô Viêt, mais ce sont les Seigneurs Trinh, Maires du palais (au nord) et les Seigneurs Nguyên (au sud) qui gouvernent.
On retrouve également au niveau architectural l’apport des diverses civilisations extérieures qui se sont établies dans le pays : chinoises et française, bien sûr, avec ses maisons coloniales dans les villes de Hanoï, Hué, Hô Chi Minh-Ville, mais aussi japonaise*, surtout à Hoï An où le mélange des styles est assez étonnant.
* Au XVIe siècle, notamment, une communauté marchande japonaise s’est installée à Hoï An où elle a fait construire le magnifique Chùa Cầu en 1593 .
Par contre, concernant la langue véhiculaire, le français a été remplacé par l’anglais. La mondialisation et la perte d’influence de notre pays sur l’économie vietnamienne en pleine croissance, mais surtout le fait qu’une grosse majorité des habitants n’a pas connu la colonisation française, expliquent la disparition progressive de la langue de Molière.
Cependant, ces influences de l’étranger n’ont jamais fait oublier à la population qu’ils étaient avant tout des Vietnamiens, qu’ils formaient le peuple Viêt (ou Kinh) et que le Vietnam était leur pays, le pays des Viêts du sud (Nam signifie “sud”)
Sous l’oeil toujours omniprésent de Hô Chi Minh !
Précédemment : Viêt Nam entre communisme et capitalisme (Chapitre 3)
A suivre : Marionnettes sur eau