
La Polynésie française : Tahiti et ses îles
Bien que la Polynésie française ne se limite pas à Tahiti, la plupart du temps, lorsque l’on désigne cette France du bout du monde, on utilise cette appellation : Tahiti et ses îles. Comme si on considérait l’île principale comme un continent auquel serait rattaché un ensemble d’îlots. Pourtant, ceux-ci ont une égale importance et une histoire propre. Leur diversité, ainsi que leur beauté, méritent que l’on s’y attarde.
On y rencontre, en effet, des îles hautes, plus ou moins montagneuses, avec lagon, comme dans les archipels de la Société, des Gambier ou des Australes (à l’exception de Rurutu)…

Photo N. Donadille, octobre 2010

Photo N. Donadille, novembre 2009
… ou sans lagon, comme aux Marquises.

Photo Nathalie Donadille, février 2011
Mais on y trouve aussi des îles basses : les atolls.
Ces merveilleux anneaux coralliens frangent de non moins sublimes étendues lagonaires aux nuances bleutées, presque infinies. La quasi-totalité de ces atolls constituent l’Archipel des Tuamotu, le paradis des navigateurs… et des touristes fortunés.

Photo Nathalie Donadille, mai 2010
Dans Tuamotu, on reconnaît d’ailleurs le terme de motu, d’origine tahitienne, qui désigne tous ces îlots formant la partie émergée de la couronne récifale. On les retrouve donc en bordure de tous les lagons.
Ils sont recouverts de sable et de soupe de corail. Cette dernière est utilisée, entre autre, dans la construction des routes. Quelques cocotiers les décorent et ils servent de lieux de pique-nique dominical pour les autochtones et les voyageurs en mal de repos.
Terres mythiques d’Océanie en désuétude
Seulement, ces terres australes se méritent : en effet, de par leur éloignement et leur isolement au milieu de la partie sud de l’océan le plus vaste de la planète, elles ne sont accessibles que pour une minorité. Le prix du billet d’avion, la cherté des hébergements et le coup de la vie en général rendent rédhibitoires les envies de paradis, notamment celles des Français métropolitains.
De maigres contingents de voyageurs visitent encore le Fenua qui souffre, d’autre part, d’un déficit d’image. Comment expliquer autrement la différence énorme entre le nombre de touristes recensé aujourd’hui sur le territoire (moins de 200 000) et, par exemple, celui des Maldives (presque 1,3 millions), un archipel dont la superficie des terres émergées est pratiquement cinq fois et demi moindre que celle de la Polynésie française ?
Alors, les grands hôtels ferment, notamment à Bora Bora, l’île mythique par excellence, plus connue que Tahiti par les Américains.

Photo Nathalie Donadille, novembre 2010
Et la population, qui a déjà du mal à trouver du travail, voit se rétrécir ses perspectives d’avenir. Les autres établissements essayent de s’en sortir en proposant des tarifs préférentiels pour les résidents. Ces derniers sont composés, en majorité, de popa’a, les blancs, fonctionnaires ou militaires pour la plupart (Popa’a veut dire grillé, par le soleil, bien sûr !).
Une embellie toutefois : après avoir touché le fond en 2010 avec seulement 154 000 touristes (contre plus de 233 000 en 2000), la fréquentation touristique connait de nouveau un regain de forme pour atteindre en 2016 le nombre de 192 495 visiteurs.
Il me reste maintenant à parler des incontournables trésors polynésiens !
A suivre… Trésors des îles
Précédemment : Vallée de la Fautaua, Tahiti