
Que ce soient Auckland, Wellington, Roturoa ou Taupo dans l’Ile du nord, Christchurch, Dunedin, Invercargill, Bluff ou Queenstown dans l’Ile du sud, les villes néo-zélandaises sont intégrées dans la nature.
Photos Nathalie Donadille, janvier 2011
Pour beaucoup, la Nouvelle-Zélande, c’est la nature à l’état brut. C’est effectivement le cas. Mais c’est aussi un territoire peuplé de 4,7 millions d’habitants. Et 86% d’entre eux vivent dans des villes. Cependant, il s’agit de villes à la campagne. Elles possèdent de nombreux espaces verts. La voiture n’y est pas reine. Elles expriment, tout simplement, une urbanisation à taille humaine.
Auckland, capitale économique

Près du tiers des Néo-zélandais réside à Auckland, la plus grande cité du pays.
Ancienne capitale, avant que Wellington ne soit choisie pour des raisons géographiques, c’est le poumon économique. C’est également la ville où l’on trouve la plus importante communauté polynésienne du monde.
Mais Auckland, c’est avant tout une multitude de villages différents, entourés par la mer et agrémentés de parcs et de jardins, qui ne donnent pas l’impression d’être dans une grande agglomération.

Ainsi, à quelques minutes à pied de Queen Street, la rue la plus animée de la ville, on se retrouve dans Albert Park (Article prévu).
On peut flâner tranquillement dans ce magnifique parc victorien, ou se reposer au pied d’un arbre centenaire, loin de l’agitation, au milieu des étudiants de l’Université d’Auckland qui le borde.
On peut aussi s’arrêter dans Victoria Park dans lequel des équipes de cricket s’adonnent à leur sport favori.

Le centre-ville, peu étendu, où se trouve le quartier des affaires, est dominé par la Sky Tower.
Avec ses 328 mètres, c’est le deuxième plus haut édifice de l’hémisphère sud après la Q1 Tower de Gold Coast dans l’état du Queensland en Australie, mais devant la Sydney Tower (309 m), bien que cette dernière ait une plateforme d’observation située 64 mètres plus haut que la sienne.

De la tour, on a une vue splendide sur les différentes baies qui baignent l’agglomération, sur les ports – dont Viaduct Harbour où il fait bon se promener – et sur l’Auckland Harbour Bridge.

Pour les plus téméraires, ou les inconscients, au choix, on peut se jeter dans le vide, d’une hauteur de 192 mètres, accroché à un élastique.

Sinon, on peut se contenter de quelques frissons en observant la rue de la plateforme d’observation (à 186 m) à travers un sol vitré.

Il ne faut pas manquer de visiter l’Auckland War Memorial Museum qui, comme son nom ne l’indique pas, comprend, entre autres, une magnifique collection d’art maori, dont, notamment, la reconstitution extraordinaire de l’intérieur d’un marae* (lieu de réunion réservé aux activités cérémonielles, sociales et religieuses des Polynésiens).
* C’est le même mot en tahitien et en maori.


Le musée est situé dans un bâtiment néoclassique, au sommet d’un tertre volcanique, dans le plus ancien parc de la ville : Auckland Domain.
On peut y voir également une exposition sur les volcans avec une impressionnante animation qui nous plonge dans la prochaine catastrophe qui engloutira la ville.
Car Auckland a une particularité : la cinquantaine de volcans sur lesquels elle est construite. Ils rappellent, qu’à tout moment, une éruption peut venir anéantir 170 ans d’un développement urbain harmonieux.
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A suivre : Wellington