
Photos Bertrand Donadille, août 2018
Du haut de son promontoire, Balazuc, situé entre Aubenas et Vallon-Pont-d’Arc, surplombe la rivière Ardèche, longue de 120 km et affluent du Rhône, qui a donné son nom au département.

Sur son éperon rocheux, dans le bas du village, la partie la plus ancienne, l’église romane Sainte-Marie-Madeleine (XIe-XIIe siècle) possède un clocher-peigne.

Par cet escalier, on accède à ce dernier d’où l’on a une belle vue sur les toits et le reste du bourg.

L’entrée dans l’édifice s’effectue Rue de la Roquette, par le portail ouest situé sous un des nombreux passages couverts qui jalonnent Balazuc.

Ancienne église paroissiale (elle a été remplacée en 1895 par celle de Notre-Dame, près de la Tour Carrée), Sainte-Marie-Madeleine est maintenant désacralisée.
Aujourd’hui, on peut y voir des expositions, assister à des concerts ou à d’autres manifestations culturelles.
L’intérieur est très sobre.
La table d’autel en calcaire, trouvée dans le sol de l’abside en 1950, proviendrait d’une première église construite à cet emplacement, probablement carolingienne. C’est le vestige historique le plus ancien du village.

Ce Monument historique comporte deux nefs :
– la première en entrant, qui date de la fin du XIIe siècle, a été voûtée d’arêtes au XVIIIe. Le choeur, lui, est voûté en cul de four.

– la plus ancienne, du XIe siècle, a une voûte en berceau.

Devant l’église passe la Rue Publique, l’artère principale jusqu’à la fin du XIXe siècle.
Cette longue calade, caractéristique de la petite cité, la traverse du nord au sud.


Elle descend vers la Porte d’été, l’entrée méridionale du village (d’où son nom) et sa tour de guet, la seule qui soit ronde à Balazuc, qui défendait.l’angle du rempart.

En face, on peut voir les ruines de la Chapelle Saint-Jean-Baptiste, chapelle funéraire du XIIIe siècle. Elle se trouvait déjà dans cet état au XVIIIe.
L’écusson que l’on distingue au-dessus de la porte figure un épervier qui représente Guillaume des Eperviers, Seigneur de Balazuc en 1256.

Au sommet du village se trouve la Tour Carrée, donjon du XIIIe siècle dont l’entrée originelle culmine à 6 m de hauteur.

En descendant la Rue de la Tour Carrée et son passage voûté…

… on rejoint, à proximité, le Château des Seigneurs de Balazuc qui régnaient sur le Bas-Vivarais au Moyen-âge.
Simple donjon rectangulaire au XIe siècle, il a été agrandi aux XIIe et XIIIe siècles et remanié au XVe.
Les propriétaires actuels proposent des chambres d’hôtes.

Le quartier s’appelle encore “la Pousterle” du nom de la poterne qui permettait aux habitants de s’échapper par la falaise en cas de siège.
En revenant sur ses pas, on peut se diriger vers la Trouée (ou le trou) de la Fachinière.

La “Fachinaïre” était une sorcière qui jetait des sorts (des fachines).
Ce passage donne dans une grotte où elle aurait vécu. Une ouverture a été creusée au XIXe siècle dans cette cavité qui s’ouvre sur la Grand’Rue Pons de Balazuc, près de l’église romane.

A suivre : Alba-la-Romaine