Vieux port et chantiers navals de la Ciotat

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Les grues et portiques des chantiers navals de La Ciotat dominent l’antique PortVieux de la ville

Photos Bertrand Donadille, 5 janvier 2019

La Ciotat aurait été fondé au IVe siècle avant J.C. par des marins et commerçants phocéens (de la cité grecque de Phocée) qui avaient déjà été à l’origine de l’édification de Massalia (Marseille) deux cents ans plus tôt.

Le lieu occupé par les Romains, Portus Citharista (latin)était le port de l’oppidum celto-ligure de Cesarista (latin), situé sur les hauteurs et qui deviendra Ceyreste (Ceiresto, en provençal).

Pour certains, Citharista viendrait du gréco-ligure, Kitharistès Akron, le nom donné aux rochers dominant le site et qui par extension désignait le territoire regroupant les futures communes de La Ciotat et Ceyreste.

Akron voulait dire qui se trouve à l’extrémité, le cap, le bout

Les Kitharistès, quant à eux, étaient des professeurs de musique qui jouaient de la cythare (d’où vient le nom guitare). Et la côte aurait la forme de cet instrument de musique !

Mais une autre origine plus ancienne parait plus logique. 

Kitaristes viendrait de la racine kit, suivi des suffixes a et restas, et  signifierait, le rocher au bout du cap, que l’on a ensuite appelé, Aquila (aigle en latin), avant sa dénomination moderne : Bec de l’Aigle. 

L’un des navires de la SNSM (Société Nationale de Sauvetage en Mer) de La Ciotat porte son nom.

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Au Moyen-âge, en 1429, une charte a acté la séparation administrative de l’ancien oppidum et de son port. Ce dernier va d’abord s’appeler Civitas (la cité, en latin), avant de devenir La Cieutat (en provençal), puis La Ciotat.

Le Port-Vieux de la ville est dominé par les portiques et les grues des chantiers navals qui se sont développés à partir de 1835. Mais déjà, depuis le Moyen-âge, de nombreux ateliers artisanaux construisaient des voiliers.

Les chantiers, qui ont fabriqué, à leur époque, parmi les plus gros navires du monde, ont changé plusieurs fois de propriétaires. Ils ont compté en 1976 jusqu’à 6000 ouvriers et 2000 sous-traitants, pour une population de seulement 32 000 habitants.

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Quai François Mitterrand

A cause de la crise pétrolière, ils ont fermé définitivement le 31 juillet 1988. Mais le personnel a occupé le site, jusqu’en mars 1995, dans l’attente d’une éventuelle reprise qui n’est jamais arrivée.

Aujourd’hui, l’activité a repris et s’est tourné vers la navigation de plaisance de luxe. Plusieurs entreprises se sont lancées dans la construction et l’entretien de Yachts.

Amarrés aux quais du PortVieux, on peut voir les traditionnels pointus aux couleurs chatoyantes.

Dans le fond, le fameux Bec de l’Aigle veille sur la baie.

Il est nommé également, Le Sec, pour son absence de végétation,

C’est le plus haut (155 mètres) des Trois-Secs, les rochers qui surplombent la cité. 

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Dans la vieille ville qui borde le port, l’Eglise Notre-Dame de l’Assomption a été construite entre 1603 et 1626, en remplacement de la chapelle primitive utilisée par les pêcheurs et devenue trop petite à cause de l’accroissement de la population.

Cette chapelle, qui existait au début du XIVe siècle, se situait dans une des trois tours de l’enceinte médiévale, la Turris Ecclesia que l’on mentionne en 1323 sous le nom de Torre de la Gleysa.

Au bout du quai, se dresse le beffroi, haut de 26 mètres (avec son horloge et son campanile en fer forgé) de l’ancien Hôtel de ville inauguré en 1864 par Napoléon III.

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Depuis 1992, il abrite le Musée Ciotaden, fondé en 1941, qui retrace l’histoire de La Ciotat.

A suivre : La Route des Crêtes, de Cassis à La Ciotat

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