
Ua Pou signifie “les piliers” en marquisien. Elle doit son nom à ses 12 pitons phonolitiques, hauts de plusieurs centaines de mètres.
Le point culminant de l’ile est le Pou Oave (1203 m)
Photos Nathalie Donadille, février 2011
La phonolite est une roche magmatique. Elle recouvre 65% de la surface de l’île.
Contrairement à ses grandes soeurs Nuku Hiva et Hiva Oa, Ua Pou n’avait pas de routes goudronnées en 2008 quand nous y sommes allés et restait un peu à l’écart du monde civilisé. Elle possédait, tout juste, des bouts de chaussées bétonnées.
La piste principale entre l’aéroport et la capitale Hakahau était quand même très belle.

Le pouvoir central de Tahiti a construit les voies de communication au compte-goutte, à la veille, généralement, d’échéances électorales.
Et encore, certains villages continuent de n’être accessibles qu’à pied, à cheval ou en bateau. Mais c’est aussi, un peu, ce qui fait le charme de l’île, avec la gentillesse de ses habitants et les paysages splendides dont la magnifique Baie de Hakanai (entre l’aéroport et Hakahetau).


De la Baie d’Aneou, où atterrissent les avions, une piste part vers l’est. Elle traverse le décor sauvage du Plateau des Ânes. Ces derniers ont maintenant disparu. Introduits dans l’île, ils ont été lâchés en ces lieux par leurs propriétaires, mais ils ne se sont jamais reproduits. Seuls quelques chevaux et chèvres végètent encore dans ce désert.


On passe ensuite à proximité du Mont Kuatau (395 m) qui domine la Baie de Hakahau, située derrière…

… avant de plonger sur la “capitale” assoupie dans sa vallée de la côte nord-est.

L’église catholique de Hakahau vaut, à elle seule, le détour pour ses sculptures marquisiennes en bois : porte monumentale, Christ et Vierge à l’enfant aux visages polynésiens, et chaire en forme de proue. C’est une belle vitrine pour les artisans locaux (je ne trouve malheureusement plus les photos).
Sur la côte nord-ouest, Hakahetau et ses 200 âmes, a été la capitale de l’ile jusqu’en 1920. C’est un lieu de villégiature idéal au bord d’une petite baie abritée.

Le village possède une belle petite église sise au milieu d’une luxuriance colorée.


En 2008, l’unique pension du coin, tenue par Célestine et son mari Tony, un sculpteur sur pierre, a ouvert un petit musée qui présente des objets traditionnels marquisiens.
En 2011, André, un artiste peintre français, y vivait, depuis quelques années déjà. Entre autres activités, il faisait découvrir l’île aux touristes, en 4X4 ou à pied. C’est avec lui que nous avons découvert Ua Pou.
Du village, une randonnée permet de rejoindre la base du piton Poumaka, haut de 973 mètres (à droite sur la photo).

Ce dernier se caractérise par son sommet à deux têtes. Il porte le nom d’un guerrier mythique des Marquises qui a vaincu celui de Hiva Oa, Matafenua (Légende du piton Poumaka de Ua Pou).
On peut se rendre également à la cascade Vaiea, située à 20 minutes de marche de Hakahetau, où l’eau est bien rafraichissante et la végétation exubérante.


Sur le chemin, on peut apercevoir le piton Poutemoka (683 m).

Enfin, on peut emprunter la Traversière. Ce sentier rejoint la vallée de la Vaikaka à travers la montagne, puis Hakahau.
Précédemment : Ua Pou, une ile qui se mérite
A suivre : Vallée de Hohoi, Ua Pou