Grands appartements, galeries et chapelle du Château de Fontainebleau

image
Tribune royale et voûte de la Chapelle de la Trinité

La visite des différentes parties du Château de Fontainebleau est tributaire des aléas liés aux diverses expositions et restaurations réalisées dans les bâtiments.

Petit florilège du parcours des Grands Appartements des souverains.

Photos Nathalie (5,9) et Bertrand (1-4,6-8,10-13) Donadille, 29 décembre 2018

La Chapelle de la Trinité est l’ancienne église du Couvent des Trinitaires fondé en 1259 par Saint-Louis. 

Située au nord de l’escalier en Fer-à-Cheval (aile Est de la Cour du Cheval-Blanc), elle a été démolie vers 1540, puis reconstruite et rattachée au château sous François Ier. La voûte actuelle date de Henri IV.

On accède à la tribune royale (placée au-dessus de l’entrée) à l’extrémité de la Galerie François Ier.

image

Après 1528, quand le roi François Ier a décidé d’agrandir et d’embellir le Château de Fontainebleau, il a conservé le donjon médiéval où se trouvait sa chambre.

Il a fait réaliser, au premier étage, cette galerie longue de 60 mètres pour rattacher ce donjon à la chapelle, et par là même, relier la Cour Ovale à ce qui deviendra plus tard la Cour du Cheval-Blanc.

La décoration (1533-1539) de style Renaissance est composée de fresques (ici, Les Jumeaux de Catane) encadrées de stucs surmontant des lambris de boiseries sculptées en chêne et noyer, sur lesquels apparaissent le chiffre* et la couronne de François Ier, ainsi que son emblématique salamandre.

* Initiale du prénom

image

Au milieu de la galerie, on peut voir dans un passage La machine à monter Madame Adélaïde conçue en 1841 à la demande du roi Louis-Philippe Ier pour permettre à sa soeur cadette Adélaïde de France, malade, de se déplacer d’un étage à l’autre.

image

Après la Salle des Gardes, on traverse la rotonde dont on peut admirer le beau plafond.

image

Puis on passe devant l’Escalier du Roi pour arriver à la Salle de Bal, appelée également Galerie Henri II, du nom du fils de François Ier qui a transformé cette ancienne loggia en salle d’apparat et de réception.

Elle possède une belle cheminée monumentale encadrée par deux satyres. Ceux-ci sont des copies réalisées en 1966 car les originaux ont été fondus à la Révolution.

image

Cette pièce, une des plus grande du château (30 mètres sur 10 mètres) donne, au nord, sur la Cour Ovale,  et au sud, sur le Grand Parterre. 

Elle est surmontée d’un plafond en bois à caissons d’inspiration italienne, et à l’une de ses extrémités s’élève une tribune qui accueillait les musiciens.

image

En revenant sur nos pas, on entre dans les Appartements royaux édifiés sous François Ier.

L’ancien donjon a été remanié plusieurs fois au cours de l’histoire. A l’origine, il était composé, au premier étage, de l’antichambre et de la chambre des souverains, de Saint-Louis à Henri IV.

Louis XIII a déplacé cette chambre royale plus loin, et sous le règne de Louis XV, les deux pièces, dites Salles Saint-Louis, ont été réunies par une large ouverture.

Remonté sur la cheminée de la Deuxième salle Saint-Louis ou Salon du Donjon (l’ancienne chambre) en 1836, ce portrait équestre en marbre, Henri IV à cheval (1600), de Mathieu Jacquet, provient de la cheminée (démembrée en 1725, sous Louis XV) de la Salle de la Belle-Cheminée. 

Cette dernière fait partie de l’Aile dite de la Belle-Cheminée du Primatice (édifiée vers 1565-1570 sur ordre de Catherine de Médicis) qui borde l’Est de la Cour de la Fontaine.

image

En longeant les Appartements royaux situés dans l’aile nord de la Cour Ovale, on arrive à la Galerie de Diane qui est la plus longue pièce du château (80 m de long et 10 m de large).

Construite sous Henri IV, au-dessus de la Galerie des Cerfs, dans l’aile qui domine le Jardin de Diane à l’Est, elle s’appelait autrefois Galerie de la reine.

Son décor d’origine n’existe plus. Elle a servi de prison pendant la Révolution et a été restaurée sous Napoléon Ier, puis sous la Restauration pour la voûte. Sous Louis-Philippe Ier, c’était une salle de banquet. Enfin, au Second Empire,  elle a été transformée en bibliothèque (1858).

Le globe terrestre a été installé là à la même époque. Il avait été réalisé en 1810 pour Napoléon Ier et était, au départ, destiné aux Tuileries.

image

En retournant vers la Galerie François Ier, on traverse les appartements royaux orientés du côté du Jardin de Diane et qui datent de Catherine de Médicis, épouse d’Henri II.

La Chambre de l’Impératrice (ou Chambre de la Reine et de l’Impératrice) a, en fait, servi de chambre pour toutes les souveraines depuis le début du XVIIe siècle, au moins depuis la reine Marie de Médicis, épouse d’Henri IV, jusqu’à l’impératrice Eugénie, épouse de Napoléon III.

Les décors remontent à plusieurs époques (du XVIIe au XIXe siècle). Le mobilier est celui qu’a connu l’impératrice Joséphine de Beauharnais, la première épouse de Napoléon Ier.

Le lit avait été fabriqué pour Marie-Antoinette, mais elle ne l’a jamais utilisé.

Un peu plus loin, la Salle du Trône (la seule en France qui est restée dans son état historique) occupe l’ancienne chambre du roi.

Napoléon Ier a décidé de l’installer ici en 1805. Le trône, qui date de 1804, a pris la place du lit royal dans l’alcôve de la chambre en 1808.

image

L’Appartement intérieur, quant à lui, se trouve dans l’aile qui double la Galerie François Ier et donne sur le Jardin de Diane. Construit à l’origine pour Louis XVI entre 1785 et 1786, et réaménagé par Napoléon à partir de 1804, il servait à l’empereur lorsqu’il revenait au château entre deux campagnes.

La Chambre de l’Empereur était l’ancien Cabinet à la poudre de Louis XVI qui servait à la toilette du roi. Elle a servi par la suite de chambre à coucher à tous les souverains jusqu’en 1870.

image

Dans le même appartement, le salon particulier de l’empereur, richement décoré de soie et d’or, est appelé Salon de l’Abdication.

C’est en effet sur le guéridon de cette pièce que Napoléon Ier aurait signé son acte d’abdication le 6 avril 1814.

image

Une des dernières pages importantes de l’histoire du Château de Fontainebleau venait de s’y dérouler !

Précédemment : Le Musée Napoléon Ier du Château de Fontainebleau

 

Laisser un commentaire