
A Bertrand, au Nouveau-Brunswick, sur la Péninsule acadienne, en bordure du Golfe du Saint-Laurent, le Village historique acadien reconstitue la vie quotidienne des familles d’Acadie.
Photos Donadille, juillet 1993
A l’époque de la Nouvelle-France (1534-1763), l’Acadie était une colonie française (1605-1713) , avant d’être cédée à l’Angleterre. Elle occupait le territoire de la Nouvelle-Ecosse actuelle.
Par la suite, les Acadiens se sont dispersés dans les autres colonies de Nouvelle-France ou ont été déportés lors du Grand Dérangement, en 1755, pour ne pas avoir voulu prêter allégeance à la couronne britannique.
Une partie d’entre eux s’est réfugiée dans les bayous du Delta du Mississipi en Louisiane. Ils sont connus sous le nom de Cajuns, une déformation du mot Acadien.




Aujourd’hui, l’Acadie n’a pas de frontières bien définies : c’est le territoire où vivent les Acadiens, Canadiens francophones des provinces atlantiques : Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse, Terre-Neuve-et-Labrador, Île-du-Prince-Édouard. Certaines communautés peuplent la bordure sud de la Gaspésie (Québec) ainsi que l’extrémité nord-est du Maine aux Etats-Unis.
Tous les bâtiments du village sont historiques et proviennent de divers endroits du Nouveau-Brunswick (N.-B.) où habitent plus de la moitié des Acadiens.
La reconstitution couvre une période comprise entre 1770 et 1949.

La Maison Cyr a probablement été construite en 1852, à Saint-Basile (N.-B.), dans le Comté de Madawaska* limitrophe du Québec et du Maine.
C’était l’habitation de la ferme de Laurent Cyr et de son épouse Angélique Raymond.
* A ne pas confondre avec la ville acadienne de Madawaska dans le Maine.
Le Madawaska était une région frontalière couvrant une partie du Québec, du Nouveau -Brunswick et du Maine, le long de la vallée supérieure du Fleuve Saint-Jean.
Il était peuplé par les Wolastoqiyik (parfois écrit Welastekwewiyik ou Welustuk, qui signifie « peuple de la belle rivière »), de langue Wolastoq.
Les colons européens les appelaient Malécites, terme mi’kmaq qui signifie, à peu près, « personne à la langue brisée ». Les Mi’kmaq considéraient peut-être la langue Wolastoq comme une version fracturée de la leur (Source : L’Encyclopédie Canadienne).
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