En immersion dans la Cité Radieuse

Rue intérieure (couloir)

Quand on pénètre à l’intérieur de la Cité Radieuse de Le Corbusier à Marseille, on a l’impression de se trouver dans les coursives d’un paquebot.

Photos Nathalie (1-4,7-9,11) et Bertrand (5,6,10) Donadille, 1er février 2020

Dans les 7 rues desservant les appartements* s’alignent les portes d’entrée et leurs curieuses boites !

* L’obscurité qui y règne est voulue pour susciter un sentiment de quiétude. Elle contraste avec la luminosité des appartements.

Ce sont en fait des casiers de livraison qui communiquent avec la cuisine des logements et servaient aux commerçants de la cité à déposer les denrées alimentaires commandées par les habitants.

En dessous, on peut apercevoir une trappe qui était utilisée pour déposer quotidiennement les pains de glace qui refroidissaient les glaciaires intégrées à la cuisine, car dans les années 50, les réfrigérateurs étaient rares.

La 3e rue* (rue commerçante), s’ouvre sur le  jardin d’hiver, autrement nommé déambulatoire, qui est pourvu d’un long banc en béton destiné à accueillir les visiteurs.

Une librairie spécialisée en architecture, urbanisme et arts des XXe et XXIe siècles est installée en ce lieu depuis 2001.

* Pour rappel, les rues intérieures dans les Unités d’Habitation de Le Corbusier sont les couloirs qui desservent les appartements et les espaces communs.

En balcon au dessus du jardin d’hiver, se trouve la 4e rue dans laquelle un espace orné d’une sorte de moucharabieh de brique offre une vue sur la ville à travers les baies vitrées du déambulatoire protégé de la lumière extérieure par les brise-soleil verticaux imaginés par Le Corbusier.

Précédemment : La Cité Radieuse du fada

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