– Au premier plan, à gauche, on voit la Baie de la Moselle (où se trouve la Gare maritime derrière laquelle est située la Place des Cocotiers) protégée par l’Ilot aux Serpents, avec, côté Mer de Corail, l’Anse aux Boeufs. Au milieu, c’est la Baie de l’Orphelinat séparée de l’océan par l’Ilot Brun. A droite, se suivent la Baie des Citrons et la Baie de l’Anse Vata.
– A l’arrière de la presqu’ile, à gauche, s’ouvre la Baie de Magenta (au nord de laquelle a été construit le Centre Culturel Tjibaou) avec les ilots Petit Fourmi et Grand Fourmi. A droite, au sud, c’est la Baie de Sainte-Marie presque fermée par l’Ile Sainte-Marie.
– En arrière-plan, sur la côte à l’Est de Nouméa, se découpe la Baie de Murari, puis, le Massif du Mont Dore, au pied duquel s’étend le Mont-Dore (3e commune calédonienne par le nombre d’habitants après Dumbéa) qui fait partie de l’intercommunalité du Grand Nouméa. A l’horizon, on distingue l’extrémité sud-ouest de Grande Terre.
Simple havre appelé Port-de-France à son origine en 1854, la capitale de la Nouvelle-Calédonie est rebaptisée, en 1866, Nouméa* (nom kanak** du lieu) pour éviter la confusion avec Fort-de-France, en Martinique.
Dans la Province Sud, la ville est construite sur une péninsule formée de collines et de baies au sud-ouest de Grande Terre, l’ile principale de l’archipel.
* Son étymologie est incertaine. Toujours est-il que le nom est issu d’une des nombreuses langues kanak (elles sont au nombre de 28, auxquelles il faut ajouter 11 dialectes et 1 créole).
** Le mot « kanak » provient du terme générique polynésien, « kanaka », originaire d’Hawaï, qui signifie « homme » ou plus précisément, « animal-homme ». Depuis le milieu du XVIIIe siècle, il a été colporté à travers le Pacifique par les marins anglophones et utilisé pour désigner les peuples océaniens des iles nouvellement découvertes.
Par contre, on ne connait pas les auteurs de la modification du vocable de sens général « kanaka » en celui plus précis de « kanak » pour nommer, dans un premier temps, les habitants de la Mélanésie, puis, par la suite, la seule population autochtone de Nouvelle-Calédonie, dans la deuxième partie du XIXe siècle.
On trouve également l’emploi des graphies « kanack » ou « canaque ».
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