
L’atoll de Fakarava (Iles Palliser, Archipel des Tuamotu), qui forme le deuxième plus grand lagon de Polynésie* après Rangiroa, est le chef-lieu de la commune à laquelle il donne son nom.
La commune de Fakarava qui comprend six autres îles coralliennes basses ou atolls (Aratika, Kauehi, Niau, Raraka, Taiaro et Taoau) est classée Réserve de biosphère de l’Unesco depuis 2006.
* Les racines du mot proviennent du grec ancien : « poly » (plusieurs) et « nesos » (ile).
Photos Nathalie Donadille, 6 avril 2011

Le village principal, Rotoava, est situé sur le motu auquel il doit son nom, où se trouve également l’aéroport car c’est le plus étendu de l’atoll de Fakarava.
Il regroupe la majeure partie de la population et son quai accueille, ce jour-là, les poti marara* qui ramènent de leur sortie en mer de magnifiques thons !
* Bateaux de pêche, typiquement polynésiens, construits à l’origine pour pêcher les « marara », les poissons volants, mais utilisés également pour la pêche côtière.




Au milieu des thons apparaissent des mahi-mahi (dorade coryphène).





Sur l’eau et sur les quais, la foule, Paumotu* (habitants des Tuamotu**) et touristes, se presse pour admirer la marchandise qui sort des cales suspendue à la balance sous laquelle les bateaux viennent se placer les uns après les autres pour la pesée !

* Paumotu ou Pa’umotu, en langue vernaculaire, désigne à la fois les Tuamotu, ses habitants et la langue parlée (reo pa’umotu).
** Tuamotu, en tahitien (reo Tahiti), signifie « iles au large ». Mais on trouve aussi la transcription Tuāmotu dont le sens est « iles nombreuses » . Si dans les deux cas « motu » désigne un ilot de sable sur un récif ou une ile basse (atoll) par opposition à une ile haute, « tua » se traduit par « le large » et « tuā » par « être nombreux ». Quoi qu’il en soit, on peut appliquer l’un ou l’autre des deux termes à l’archipel.
Précédemment : Pension Te Nahe To’eto’e, Huahine
A suivre : Nage avec les requins de Rangiroa